L’association

Créée en février 2025, l’association Marcher depuis la nuit des temps réunit le réseau constitué lors des traversées des printemps 2023 et 2024, qui rassemble marcheurs, accueillants, structures locales, institutions et habitants inspirés sur l’itinéraire entre les grottes Chauvet et Lascaux.
Marcher depuis la Nuit des Temps a pour but de créer, produire et soutenir des évènements associant Arts et Sciences, des résidences itinérantes, et des actions de médiations vers le grand public. S’appuyant sur les ressources locales d’un espace rural vécu et impliqué, sur le sentiment d’émerveillement que suscite la connaissance et sur la pratique immersive de la marche, l’association invite le participant à renouer avec le temps long, à ressentir avec son corps et son esprit les paysages traversés et l’épaisseur du temps qui les a construits. Laboratoire du Sensible, l’association crée des opportunités pluridisciplinaires pour stimuler la curiosité de chacun et interroger son rapport au monde. Enfin, l’association a pour vocation de constituer un réseau culturel au sein des territoires urbains et ruraux, favorisant la rencontre et l’échange entre individus, valorisant l’entre-lieux. Portés par des valeurs et des engagements éthiques communs précisés dans la charte ci-dessous, les membres de Marcher depuis la nuit des temps s’appuient sur un réseau fédérateur pour rejoindre ou créer des événements locaux axés sur la Préhistoire ou la lecture de paysage.

Marcher depuis la nuit des temps est un dispositif d’ouverture et d’inspiration à la recherche et la création sensible qui s’ancre dans la profondeur historique de l’humanité. C’est ainsi qu’en évoquant l’espace-temps Chauvet-Lascaux il est possible de proposer la marche comme un système d’émulation au plan individuel, mais aussi collectif.
S’appuyant sur les ressources locales d’un espace rural vécu et impliqué, sur le sentiment d’émerveillement que suscite la connaissance et sur la pratique immersive de la marche, le participant est invité à renouer avec le temps long, à ressentir avec son corps et son esprit les paysages traversés comme l’épaisseur du temps qui les a construits. Laboratoire du sensible, Marcher depuis la nuit des temps, crée des opportunités pluridisciplinaires entre arts et sciences pour stimuler la curiosité de chacun et interroger son rapport au monde.
Très libres, les marches peuvent réunir, en cercle restreint ou plus ouvert, des personnes qui se connaissent ou ne se connaissent pas. Elles relèvent de la recherche au sens large, à travers l’expérience et l’expérimentation.
Elles ont vocation au partage entre marcheurs, au croisement de leurs regards sur le monde. Elles favorisent les rencontres sur le passage avec des accueillants, des marcheurs d’une journée ou plus. À chaque arrivée, un événement destiné au partage avec un public plus large, est organisé. Elles peuvent être menées par un guide et être, ou non, thématisées. Elles créent, entre les marcheurs, des liens forts qui peuvent perdurer dans le temps. Elles peuvent aussi marquer une étape fondatrice d’un projet dont l’avenir se dessinera ultérieurement suivant les désirs des marcheurs.

Une marche a vocation à laisser des traces qui seront, a minima, conservées au sein d’un centre de ressources. Marcher depuis la nuit des temps porte la vocation de structurer un centre de ressources qui conserve les traces matérielles des marches, autrement dit de toutes les catégories d’archives sensibles qui sont produites.
Les écrits des marcheurs, photos ou autres traces, enregistrent des mémoires, des idées, des embryons de projets qui, s’ils ne sont pas exploités dans l’immédiat, restent disponibles pour chacun. Ils deviennent alors matière première ou source d’inspiration pour nourrir un nouveau projet, une publication ou un article diffusé sur le site internet… comme autant de fils qui restent à tirer et à tisser.

Marcher depuis la nuit des temps met en place un réseau fédérateur de projets réunissant les personnes qui organisent et participent à ces marches immersives.
Il rassemble les marcheurs au sein de territoires urbains et ruraux, valorisant l’entre-lieux. Il a vocation notamment à maintenir une communication interne et externe et à structurer un Centre de ressources qui conserve les traces des marches. À terme, ce réseau peut produire d’autres événements, actions de médiation vers le grand public ou une édition… Son périmètre se situe à ce jour entre Ardèche et Dordogne, prenant appui sur le tracé des deux grandes traversées de 2023 et 2024 entre Chauvet et Lascaux, en y associant leurs bassins versants croisés.

Le principe de Marcher depuis La Nuit des Temps associe la marche, nécessairement lente eu égard aux moyens modernes de déplacement, à un questionnement sur notre rapport au monde, à travers la sensibilité, le partage et la confrontation de regards pluridisciplinaires entre arts et sciences.
Les questions de profondeur du temps à l’occasion de la lecture des paysages et des environnements sont des entrées essentielles.
Points d’ancrage de la démarche et symboles de la profondeur de temps vertigineuse de la Préhistoire, les grottes ornées de Chauvet et Lascaux nous semblent très proches. Elles sont pourtant temporellement distantes de plus de 20 000 ans, autant que la durée qui nous sépare aujourd’hui de la réalisation des œuvres de Lascaux.   Les images de Chauvet et de Lascaux sont une fabrique du sensible et cette sensibilité a évolué au cours de la Préhistoire. Leurs figures nous rappellent que les images sont le propre de l’humanité.
Ce questionnement sur les caractères universels de notre humanité qui ont traversé les millénaires est une puissante source d’inspiration, de créativité et d’imagination. Convoquer l’imaginaire pour repenser son rapport au monde, lui redonner du relief, se reconnecter et se repositionner en co-évolution fluide et perméable avec le vivant et l’environnement au sens large pour faire émerger de nouvelles ontologies, telle est la raison d’être profonde et joyeuse de Marcher depuis la nuit des temps.
L’immersion que la marche procure au corps et à la sensibilité de ceux qui s’engagent dans ce dispositif est susceptible de générer une nouvelle relation à l’environnement, au vivant et à ce qui nous entoure. Des rapports fluides qui ne soient plus exclusivement naturalistes et environnementaux mais plus durablement intégrés aux logiques affectives et spirituelles du vivant.

Jean-Guillaume Bordes / Bertrand Desfois / Jean-Michel Geneste/ Patricia Guillermin / Patricia Marquet / Georges Matichard / Emmanuelle Regagnon

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