Orgnac, la gnaque !

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Conserver les fondamentaux, maintenir le cap et l’ouvrir aux réalités du terrains : la réflexion collective a encore frappé, le 16 septembre à la Cité de la préhistoire



par Betty Ruby

Pour clore le cycle de séminaires du printemps, une trentaine de personnes se sont réunies mardi 16 septembre à la Cité de la Préhistoire d’Orgnac. L’objectif était double : dresser un bilan 2025 et envisager les perspectives en fonction des envies, des finances, des énergies profondes ou renouvelées…

Autour de Christophe Debuigne, maître de cérémonie et agitateur d’intelligence collective, le programme était copieux. Une présentation des fondamentaux de Marcher depuis la nuit des temps par ses acteurs « historiques » a d’abord permis d’en redessiner le sens profond et multiple…
Des retours d’expérience ont ensuite ouvert les perspectives sur la manière dont Marcher depuis la nuit des temps pourrait s’intégrer à d’autres aventures en co-inspiration. En rejoignant par exemple Marcher à la rencontre de la Préhistoire avec la Compagnie Golema et Manivelle, Archéo-logis de Laussonne en Haute-Loire, Haute-Ardèche ou la Transhumance vers 2042 avec le PNR du Quercy et le Géopark UNESCO, dans les Causse du Quercy. Ou bien en déclinant des pistes nouvelles autour de la médiation avec l’expo Belle Bêtes, ou les pratiques funéraires lors des Journées Européennes du Patrimoine entre Chauvet et Orgnac, ou avec les Fouilles sensibles comme à Bonnevaux.
Puis l’accent a été mis sur la diversité de projets qui pourraient rapidement se mettre en place en Ardèche et se décliner, ensuite, vers la Dordogne. Des ateliers ont permis d’envisager la faisabilité des pistes envisagées : faire évoluer la rando Cro-Magnon, marcher dans les villages des Gorges de l’Ardèche, organiser une marche mortelle….

A l’issue de la journée, deux priorités s’imposent : la rédaction d’une charte, ou d’un manifeste, pour transmettre les valeurs essentielles de Marcher depuis la nuit des temps en mutualisant les outils de diffusion ; la structuration d’un centre de ressources pour conserver l’ensemble des traces jouées depuis cinq ans et les rendre accessibles à tous.
La gnaque d’Orgnac a ainsi confirmé la forte identité de Marcher depuis la nuit des temps, l’enthousiasme de son réseau et le pain qu’il reste sur la planche.