Une deuxième revue, des rencontres et ateliers, des cheminaires et fouilles sensibles : la rétrospective de l’année

Revue 2 : 65 pages et 18 contributeurs
A l’issue de la seconde traversée du printemps 2024, la question de la trace redevient de première urgence. De sa complexité naît une évidence : réutiliser la méthode éprouvée l’année d’avant, en éditant une seconde revue.
La premier numéro de Marcher depuis la nuit des temps ayant en effet accompagné avec beaucoup de succès cette deuxième traversée, l’édition d’une seconde revue s’est imposée d’elle même comme l’outil idéal de transmission en complément de nos régulières éditions numériques.
Mais il fallait que cette deuxième édition soit complémentaire de la première en évitant, notamment, la redite de témoignages de marcheurs sur les mêmes itinéraires. Nous avons donc opté pour faire la part belle aux articles de fond, de façon à constituer avec ces deux numéros, un corpus complet des deux traversées. De nouveau, autour d’un comité de rédaction plus fourni, la revue a été menée par Betty Ruby et Tom Joseph.
Sortie de l’impression fin avril, elle était prête à nous accompagner vers les rendez-vous à venir pour y être distribuée.
Un premier grand rendez-vous en ligne
Nous avons commencé l’année publique le 13 mars avec un webinaire à destination de l’ensemble des partenaires associés depuis le début du projet : institutions, marcheurs, accueillants et publics. Plus d’une centaine de participants a suivi le webinaire dont l’objet était essentiellement de présenter le bilan des années écoulées et le déroulement de l’année 2025.
C’est Le cratère, Scène Nationale d’Alès (30) qui nous a accueillis gracieusement pour présenter ce rendez-vous dans de bonnes conditions.
Un cycle de rencontres en Occitanie
Au printemps, avec les partenaires les plus engagés et désireux de poursuivre l’aventure, nous avons conduit trois séminaires de réflexions sur les pistes ouvertes par les traversées, pour définir les contours des futurs possibles
Comme l’Occitanie couvre près de 75 % du territoire exploré, nous avons réparti ces rencontres d’est en ouest de façon à permettre aux participants de n’avoir pas plus d’une heure de trajet pour les rejoindre. Nous avons ainsi pu nous appuyer sur les structures partenaires pour les accueillir, à chaque fois gracieusement.
Conduits par un coach en communication et en intelligence collective, les trois séminaires se sont déroulés sur une journée complète, au cours de laquelle se tenaient des ateliers de mise en commun ou de perspectives concrètes. Ainsi, en mai, le Théâtre municipal de la Genette Verte à Florac (48), le Théâtre d’Aymare au Vigan (46) et les Ateliers du Geste au Mouret (12) ont accueilli ces rencontres. Une synthèse de ces journées s’est déroulée en septembre à la Cité de la préhistoire d’Orgac.
Voir les dessins de Tom Joseph
https://www.marcherdepuis.fr/croque-rendu-de-seminaires/
Lire les articles sur la gouvernance et sur l’élan de l’automne
Cheminaire lotois
L’association Les amis du Piage à Fageolle avait invité Marcher depuis la nuit des temps à se joindre à leur fête annuelle, proche du site de fouille du Piage, pour une intervention et une présentation du projet.
Avec Jean-Guillaume Bordes, directeur de fouille du site du Piage, nous avons profité de l’invitation pour organiser une marche préalable depuis la grotte du Pech Merle jusqu’à celle de Cougnac, proche du Piage, où se tenait la fête du 18 mai.Au cours de ces trois jours de marche les discussions allant bon train, de nouveaux projets sont nés. Comme celui de «fouille sensible» qui consiste à lire une parcelle de sol avec une dimension d’archéologie du vivant, depuis sa géologie profonde, en passant par le sous-sol et le sol présent, et en le prolongeant jusqu’au vivant qui le peuple.
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Cheminaire ardéchois
Marcher depuis la nuit des temps était invitée à participer à la biennale du Sentier des Lauzes. Comme précédemment dans le Lot, une marche précédait le rendez-vous avec le public. Réunissant une marionnettiste, une guide conférencière, un chercheur en physique quantique et une chorégraphe, leur cheminement les a conduits du domaine de Rousselonge à Saint Melany (07) en passant par Montselgues chez un chercheur en biologie moléculaire. Le mycelium et son extension dans le monde du vivant en général ont été au cœur de la table ronde qui clôturait la biennale.
Fouille sensible et cévenole
Depuis l’automne, une nouvelle forme est en cours et à l’épreuve : une fouille sensible dans la vallée de Bonnevaux. Elle s’articule autour de quatre rendez-vous publics pour explorer le territoire depuis sa préhistoire géologique la plus profonde jusqu’à nos jours. Cette longue exploration se conduit avec l’étroite collaboration d’habitants et de spécialistes locaux, et avec la participation exceptionnelle de quelques personnalités du monde scientifique, invités à compléter et éclairer les connaissances récoltées.
On en reparle en 2026.
D’ici là que vos fêtes soient heureuses !
